Photo voilier IRIS Blue Observer Photo voilier IRIS © copyright Blue Observer

Blue Observer : un voilier de légende, une plateforme unique au service de la science

Un voilier unique, une campagne bas carbone internationale qui est une première mondiale : c’est sous ces vents favorables que le voilier français Blue Observer est revenu au port de Brest en mars, après 96 jours de campagne en mer en Atlantique Nord et Atlantique Sud.

Après avoir débuté par une transatlantique, en direction de Woods Hole (Massachusetts-États-Unis), le cap a été mis sur l’Atlantique sud en direction de l’île de Sainte-Hélène, au large de la Namibie.
Sous la coordination d’OceanOPS* (centre international de l’Organisation Météorologique Mondiale et de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO), Blue Observer a déployé une centaine de flotteurs Argo pour le compte des États-Unis, du Canada et de l’Europe (France, Allemagne, Pays Bas sur cette mission).
Température, salinité, pression atmosphérique… Véritables robots sous-marins autonomes, ces flotteurs Argo permettent la mesure d’éléments structurants dans le bilan de chaleur des océans.

Des campagnes bas carbone à haut potentiel

Pendant 96 jours, l’équipage de six personnes mené par Eric Defert, le fondateur de Blue Observer, a parcouru plus de 17 500 milles pour recueillir des mesures météo-océanographiques et des échantillons biologiques utiles aux scientifiques et industriels.

« Contribuer à la compréhension et la protection des océans ainsi qu’au développement d’une croissance bleue respectueuse et durable », c’est la raison pour laquelle cet opérateur scientifique maritime créé en 2021 à Brest propose une offre de services à travers le monde pour tous sujets d’études océaniques en rapport avec le climat.

Le tout, en s’engageant de manière concrète sur la décarbonation de l’ensemble de ses processus et sur la diversité dans le recrutement des personnes à bord de l’aventure.

Photo equipage Blue Observer
Photo équipage © copyright Blue Observer

La première bibliothèque au monde de souches de phytoplancton provenant d’aérosols

Le troisième pilier qui forge Blue Observer, au côté de l’innovation et de la décarbonation des expéditions, est la microbiologie.

Comme l’explique Eloise Le Bras, biologiste et marin qui a fait partie de la campagne, les recherches sur le plancton n’ont montré jusqu’à présent qu’une infime part des interactions et applications possibles de celui-ci.
« Le projet, c’est de revenir à terre avec des souches vivantes », et former ainsi la première souchothèque d’aérosols du monde.

Premier voilier à avoir déployé des instruments à cette échelle, ce premier voyage pour Blue Observer est non seulement une inauguration mais aussi un tournant dans les expéditions océanographiques plus sobres en énergie.

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